On entend régulièrement parler de « porcelaine de Gien ». Gien ne fabrique pourtant pas de la porcelaine, mais bien de la faïence.

La marque « Porcelaine opaque Gien » utilisée lors de l’Exposition publique des produits de l’industrie française, en 1834, à Paris, amène une confusion dans le terme même : faïence ou porcelaine ?

Le nom porcelaine et l’adjectif opaque s’excluent l’un l’autre ! La porcelaine est translucide et non opaque. L’usage commun se trompe sur les mots, céramique, porcelaine et faïence.

Il faut savoir que la fragilité des pièces fabriquée dans les premières années de la création de la Faïencerie, très critiquée, amène les dirigeants à consacrer leurs efforts à la mise au point d’une pâte adéquate qu’ils vont, pour répondre à la demande de la clientèle, baptiser « porcelaine opaque ».

Lors de l’exposition des produits de l’industrie française de 1839 à Paris, la Faïencerie obtient le « diplôme avec mention honorable ». Ce titre, suranné aujourd’hui, apporte une grande fierté puisque la direction créé une nouvelle marque, « Porcelaine opaque, Gien, mention honorable, 1839 ».

Il faut attendre la fin du Second Empire, avec la guerre de 1870, pour que la Faïencerie abandonne cette appellation écrite. « 

Commissaire-priseur à la retraite, expert judiciaire honoraire près la Cour d’Appel d’Orléans, Maître Jean-Claude Renard a exercé sa charge pendant 45 ans, à Gien puis à Drouot. Il a également publié de nombreux livres d’art sur les faïences de Gien, les arts de la table, les cuivres de cuisine, l’art de la fonte de fer et le mobilier. Ses conférences sont données dans toute la France. Maître Renard a rejoint la section « Patrimoine » de l’Office de Tourisme de Gien, et a répondu à notre proposition d’animer une chronique mensuelle sur les objets de collection, chronique qu’il a baptisé « Choses et d’Autres ». 
Photographies réalisées par François Zabaleta.

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