Notre ville, située au cœur de la Vallée de la Loire, bénéficie d’un climat et d’un terroir propices à une biodiversité remarquable. Que vous soyez un amateur de nature, un passionné de botanique, ou simplement curieux de découvrir la beauté naturelle de notre région, vous trouverez ici des informations sur les espèces végétales emblématiques de Gien.

Plantes vasculaires

  • LES PLANTES MESSICOLES

Autrefois largement répandues dans les campagnes, les messicoles, plantes caractéristiques des moissons, ont régressé au XXe siècle en raison des évolutions des pratiques culturales ou inversement, de l’abandon des cultures.

Qualifiées de « plantes commensales de nos moissons », elles ont un lien de dépendance avec les cultures auxquelles elles ne portent pas préjudice ; on les exclut du groupe des « mauvaises herbes », qui devrait théoriquement se limiter aux espèces entrant en compétition avec la culture. Cependant, avec les modifications successives des pratiques, visant à augmenter la productivité des céréales et à éliminer les espèces adventices, un certain nombre d’entre elles sont en danger d’extinction. Adaptées à survivre aux labours et à profiter des soins culturaux, elles sont en effet sensibles aux méthodes de désherbage modernes : tri des graines, désherbage mécanique profond ou au moyen d’herbicides.

La raréfaction, voire l’extinction, d’un certain nombre d’espèces a entraîné la mise en œuvre d’un Plan national d’actions (PNA) dédié, avec une gestion favorisant le maintien de leurs populations.

Parmi les espèces menacées en région Centre-Val de Loire, citons la Caméline à petits fruits (Camelina microcarpa), le Buplèvre ovale (Bupleurum subovatum) ou encore le Pavot hybride (Papaver hybridum).
On les retrouve en périphérie de nombreux sites gérés par le Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire, jouxtant des zones cultivées, en particulier de pelouses sèches, comme par exemple sur les Puys du Chinonais (37), les Prairies du Fouzon (41) ou encore la Réserve naturelle régionale de la Vallée des Cailles (28).

Sources : Plan national d’actions Messicoles, Wikipedia


  • LA FRITILLAIRE PINTADE

Plante herbacée vivace, mesurant entre 20 et 40 centimètres, elle possède un bulbe globuleux qui contient des molécules vénéneuses. Si sa tige est dressée, ses feuilles, au nombre de trois à cinq, sont vert-gris, linéaires et étroites. Les fleurs solitaires sont rose foncé, panachées en damier pourpre et blanchâtre.

Indicatrice des milieux humides, la Fritillaire pintade fleurit entre mars et mai, dans les prairies longuement inondées par les crues hivernales. Présente plus particulièrement dans l’ouest de la France, elle est protégée dans plusieurs régions. Essentiellement observée dans les grandes vallées alluviales du bassin de la Loire, sa population est estimée à 15 000 individus, répartis sur une soixantaine de communes de la région.

Depuis un siècle, la Fritillaire est en régression par disparition progressive des prairies humides alluviales favorables. Les sites Cen Centre-Val de Loire et Loir-et-Cher des Prairies de Beauvoir (Cher), du Bocage du Véron (Indre-et-Loire) et de la Prairie des Arrachis (Loir-et-Cher) l’accueillent notamment.

(sources : Wikipedia, ORB)


  • LA PULICAIRE VULGAIRE

C’est une plante de la famille de la marguerite, caractéristique des grèves et reconnaissable à ses fleurs jaunes. On parle d’une plante pionnière, trouvant sur les bords de Loire les conditions favorables à son développement sur les sables des grèves. Elle est donc assez commune sur les îles  ligériennes mais rare ailleurs.
Fleurissant d’août à septembre, la Pulicaire vulgaire permet de réaliser un shampoing naturel contre les poux !

Elle est aussi appelée herbe de Saint-Roch car elle était utilisée pendant les épidémies de peste, pour se débarrasser des puces (Saint-Roch de Montpellier étant un saint protecteur et guérisseur de la peste).

La Pulicaire vulgaire est protégée, et donc inscrite aux annexes I et II de la liste des espèces protégées sur le territoire national.


  • LA SCILLE D’AUTOMNE

Cette jolie plante, qu’on appelle aussi jacinthe étoilée, montre ses grappes de fleurs de couleur rose violacé du mois d’août jusqu’au mois d’octobre.

Ses feuilles, longues, très étroites et de couleur vert foncé, n’apparaissent qu’après que les fleurs aient fané.

Plante pionnière, la scille d’automne s’installe, parfois en grandes colonies, sur des milieux sableux ou rocailleux, assez secs et chauds, sur des pelouses, des dunes ou encore des coteaux.

Sur le territoire français, on ne la rencontre que très peu au nord de la Seine, dans le sud-ouest et dans les Pyrénées, alors qu’elle est beaucoup plus présente dans l’ouest, le Massif Central, la région méditerranéenne et le Languedoc-Roussillon.

Elle est globalement en régression, ce qui lui vaut d’être protégée en région Centre-Val de Loire et en Limousin. Comme beaucoup de plantes des milieux ouverts, elle est victime de la fermeture (boisement) des milieux où elle se développe.


  • LE PERCE-NEIGE

Le Perce-neige est une plante à bulbe fleurissant en touffes et parfois en vastes tapis, dès la moitié du mois de janvier et jusqu’au mois de mars. Signe du retour proche du printemps, il lui arrive de devoir percer le tapis neigeux pour fleurir, d’où son nom de perce-neige. Son nom latin Galanthus, vient du grec “gala” (lait) et “anthos” (fleur) et traduit sa couleur blanche qui tranche sur le tapis végétal sombre du sous-bois, ce qui lui vaut d’être aussi appelée « Goutte de lait ».

On la rencontre dans les boisements et prairies, le plus souvent en bord de cours d’eau, comme sur les bords de Loire, sous le couvert des arbres de la forêt alluviale de l’Île de la Folie.

Attention, il s’agit d’une plante toxique.


  • LA SANGUISORBE OFFICINALE

Plante vivace de 20 cm à 1 m de hauteur, la sanguisorbe officinale est facilement reconnaissable, dès le mois de juin, par ses fleurs rouge-brun réunies en épis dominant la végétation. Appelée aussi Grande pimprenelle, c’est une plante typique des prairies humides et des marais tourbeux et paratourbeux.

Littéralement « qui absorbe le sang », la sanguisorbe officinale est reconnue pour son efficacité dans le traitement des hémorragies.

Présente essentiellement dans l’est de la France et en Auvergne, elle est plus rare sur le reste du territoire français. La plante est d’ailleurs protégée en région Centre-Val de Loire. Elle constitue également la plante hôte de papillons menacés comme l’Azuré de la sanguisorbe mais aussi le Nacré de la sanguisorbe, qui comme leur noms l’indiquent ne peuvent s’en passer ! Le bétail l’apprécie également.

On peut la rencontrer sur quelques sites aux milieux favorables, comme les Prés de la Limite (Loir-et-Cher & Indre-et-Loire), le Marais de Mignerette (Loiret), les Prairies de Guzon (Cher) ou les Pelouses et marais de Roussy (Indre).

En savoir plus sur le site du conservatoire d’espaces naturels

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