À 16 km de Gien, soit 50 minutes de vélo. Labellisé village de caractère en septembre 2020.

Plus petite commune d’entre toutes du territoire du giennois, Langesse n’est pas pour autant sans attrait. Sa petite église, ses maisons de bourg à pans de bois blotties au bord d’un même vaste étang et l’environnement forestier, composent un cadre plein de charme.

Histoire

Langesse a été baptisé ainsi au Moyen-Âge. Le nom est un dérivé du mot latin « longa-Aqua » qui signifie « Longue Eau ». 

Niché dans un cadre enchanteur entre les bois et un immense étang, en bordure de la forêt d’Orléans, ce petit village du Giennois, où se conjuguent amour du patrimoine et amour de la nature, a conservé tout son cachet avec ses maisons à pans de bois et ses anciennes fermes joliment restaurées. C’est pour cela qu’il est classé au titre des sites protégés.

Très ancienne seigneurie qui a appartenu aux XIV et XVe s. à la puissante famille de Courtenay, Langesse a possédé trois châteaux d’époques différentes : le premier, dans le bois du Chesnoy, dont il ne reste plus que la trace des fossés, avait été élevé au XIIe s. par le seigneur du lieu, Tession de Lorris. Un 2e château fut construit plus près de l’église au début du XVIe siècle par la famille Monceau de Quinquempoix. Cette antique demeure, rachetée en très mauvais état en 1871 par Jean-Félix Bapterosses, propriétaire des faïenceries de Briare et de Gien, fut démolie par sa fille Blanche et son gendre Alfred Loreau qui en avaient hérité en 1885. Ils firent construire, à la place, par l’architecte Paul Gion, un château de style éclectique, en brique et pierre, avec un avant-corps en rotonde surmonté d’un dôme et d’un campanile.

À noter : l’étang du village est aujourd’hui une propriété privée, il est interdit d’y pêcher.

 Les armes de Langesse se blasonnent ainsi :

« D’azur à l’église du lieu d’argent en demi-profil, l’abside à dextre, soutenue d’une divise ondée du même, au chef bastillé de trois pièces cousu de gueules chargé d’une croisette haussée aux extrémités pattées et au pied fiché d’or accostée de deux gardons adossés aussi d’argent. »

Points d’intérêt

  • La forêt d’Orléans
  • Fermettes aux pans de bois rénovées

À Langesse, il y a une ZNIEFF : « Étangs de Langesse et de la tuilerie » 

« L’inventaire des ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national. »

L’Eglise de Langesse

L’Eglise Saint-Georges de Langesse trône fièrement au centre de ce village de caractère du Loiret !

Elle est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1992. Selon Paul GACHE, historien du Gâtinais et du Giennois, elle aurait été érigée dans la seconde moitié du XIIe siècle. 

C’est un petit édifice de forme rectangulaire qui se termine par une abside en cul de four, primitivement placé sous le vocable de Sainte-Croix, puis sous celui de Saint-Georges après les guerres de Religion. De plan très simple, à nef unique terminée par une abside en cul de four, elle a conservé tout le charme des petits sanctuaires de village de l’époque romane, avec ses ouvertures étroites en plein cintre et sa voûte en châtaignier à charpente apparente.

En 1877 les membres de la commission chargés de l’inventaire général des richesses artistiques de la France disent que l’église a perdu presque toute trace de style, par suite des réparations qu’elle a dû subir en 1865 et en 1877. C’est à cette époque que l’on a bouché les petites baies plein cintre, en forme de meurtrières, pour en ouvrir de plus larges à côté.

L’église est relativement protégée , car elle se trouve dans le périmètre de l’inscription du site de Langesse au titre du code de l’environnement depuis août 1981.

À l’intérieur, on y retrouve : 

  • Les fonts baptismaux, situés à l’entrée de l’Eglise. 
  • La charpente : le travail sur la charpente est impressionnant, rien que pour celle-ci, en forme de bateau retourné, cela vaut le détour. 
  • Les vitraux du choeur, au nombre de trois, qui symbolisent la Trinité. Ils ont été réalisés par un moine de l’Abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire vers la fin des années 1960. 
  • Les coursières : lors d’importants travaux de restauration en 2011-2012, le remplacement du crépi de la nef a permis de dévoiler l’existence de coussièges.
  • L’autel, classé « Monument historique » au titre d’objet : le classement date du 30 novembre 1908. Il est répertorié dans la base « Palissy » du Ministère de la culture et y est décrit de la manière suivante : «L’autel est composé de fragments d’une balustrade en marbre, de l’époque de Louis XIV, en provenance du château. Ces fragments sont recouverts d’ornements sculptés en bas-reliefs représentant des trophées, des casques et des boucliers»
  • La Croix, sculpture en bois du Christ et la statue de la Vierge. Malheureusement, ces deux éléments ne sont pas datés et la Vierge à l’enfant n’est pas signée non plus. Cependant, et pour l’époque, on peut raisonnablement penser qu’elle date du XVème ou XVIème siècle.
L’autel classé Monument Historique

Notre impression

Située dans le village de caractère, et ce n’est pas un hasard, l’Eglise Saint-Georges de Langesse est un véritable atout ! 

Avec le plan d’eau et la forêt à côté, c’est un édifice vraiment intéressant et incontournable. 

Eglise Saint-Georges de Langesse : 3 Chemin de la Thuilerie, 45290 Langesse

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