À 14 km de Gien, soit 40 minutes de vélo

Histoire

Située en plein territoire de la forêt d’Orléans, aux confis du Gâtinais et de la Puisaye, le joli village de Boismorand s’est constitué à la suite de l’élévation d’une chapelle forestière vers le 9ème siècle. Ce n’est que vers 1850 que le village s’est agrandi autour de l’église, de la maison du seigneur, du pigeonnier, et de la grange aux dîmes. Les principaux cours d’eau qui traversent la commune sont la rivière du Vernisson, le ruisseau de Saint Ythier et le ruisseau de Courcelles.

 Les armes de Boismorand se blasonnent ainsi :

« De sinople au daim saillant d’argent ramé et onglé d’or, à la bordure du même chargée de six tourteaux d’azur ordonnés deux, deux et deux »

Points d’intérêt

  • Château Cormont (propriété privée) : au nord de la commune, se situe le Château de Cormont, qui était à l’origine une antique forteresse gallo-romaine. C’est avec les Templiers que commence véritablement l’histoire du château. Ce premier château fut le siège d’une sanglante bataille au moment des guerres de Religions. Durant trois siècles, ce sera le fief avec la quasi-totalité des terres de Boismorand, de la prestigieuse famille Du Faur de Pibrac. En 1870, le château est reconstruit par Guy Latu. En 1921, changement de propriétaire, c’est Monsieur Pierre Foucret directeur du Moulin Rouge qui est le nouvel acquéreur. A cette époque la célèbre Mistinguett serait venue faire quelques séjours au château. En 1936, le château est vendu à la ville de Gennevilliers pour être aménagé en village de colonie de vacances. Aujourd’hui l’édifice appartient à un propriétaire étranger.
  • Auberge des Templiers (propriété privée) : actuellement restaurant et hôtellerie, le bâtiment originel construit en 1690, dénommé Courjanvier, était une ferme d’une centaine d’arpents sur le cours du Vernisson. Louis Ⅶ, ayant acquis la seigneurie de Cormont, la donna aux Templiers de Montbouy. Relais de poste jusqu’au milieu du 19ème siècle, le bâtiment est reconstruit en 1799 à la suite d’un violent incendie. Il est aménagé en hostellerie par la famille Dépée au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. En 1954, l’Auberge des Templiers figure parmi les huit maisons fondatrices de l’association hôtelière des « Relais de campagne », tous situés en bordure de la Nationale 7, association professionnelle qui, en 1975, devient les Relais & Châteaux. S’ajoutant au bâtiment initial caractéristique de la Sologne avec sa façade à colombages et ses briques roses, six autres demeures sont construites (cottages, gentihommières et chaumières) dans un parc aux chênes centenaires. Le restaurant de L’Auberge des Templiers possède une étoile au Guide Michelin (depuis 1952 !) et est membre Les Grandes Tables du Monde. Son chef actuel est Martin Simonart, jeune Chef Belge de 32 ans qui a fait ses armes au sein des plus belles maisons étoilées de France et de Belgique est devenu à 24 ans Chef Exécutif du Bateau Ivre de Jean Pierre Jacob au Bourget du lac où il a brillamment conservé les 2 Macarons Michelin durant 5 ans. Il a pris la direction des cuisines de l’Auberge depuis le mois de Mars 2018 réinventant l’univers gastronomique de l’Auberge en proposant une cuisine créative et moderne s’appuyant sur les bases classiques. L’hôtel 5 Étoiles Relais & Châteaux possède en plus des chambres Classique, des chambres Deluxe et des suites junior et Grand Luxe.
  • 2 étangs communaux, accessibles au public et pour la pêche : l’étang de la Chevalerie (vers Nogent) et le ruisseau de la mare (entre Boismorand et Les Choux)
  • Aire de jeux & de pique-nique de Boismorand : idéal pour les familles, sous les bois, dans un petit village bien agencé
  • L’ex Nationale 7, route emblématique des vacances qui faisait le lien entre Paris et Menton 
  • La forêt d’Orléans

L’Eglise de Boismorand

L’Eglise Saint Vrain, Eglise Gothique de Boismorand, patrimoine classé 

Une chapelle existait en ce lieu, dédiée à Saint Vrain, Saint Malo et Saint Antoine. Elle devient paroisse en 1580 sous le vocable de Saint Vrain. L’église est reconstruite dans la première moitié du 16ème siècle. Le choeur, conservé, a été terminé le 3 septembre 1549 (inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques). Une restauration a lieu en 1840. Un cadran solaire offert par la famille Danjou en 1665 orne l’un des murs de l’église qui conserve également la plus ancienne cloche du Giennois (1669) baptisée « Anne » et qui porte l’inscription suivante : « IHS Marie Joseph ay esté nommée Anne par François du Faur, escuyer seigneur de Cormont et damoiselle Anne Daultry de la Brière. Guillaume Seguin, marguillier ». L’église est surmontée d’une flèche en charpente couverte d’ardoises

Historique : un cul de lampe porte la date 1547 

L’Eglise de Boismorand, érigée au XVIe siècle, est une construction modeste à nef unique sans transept, terminée par une abside à pans coupés. À l’origine, la nef était couverte d’une charpente apparente lambrissée. La couverture en tuiles sur tout l’édifice est a contrario en ardoise sur les pans de croupe à l’est.

Dans la chapelle primitive, datant de la première moitié du XVIe siècle, plusieurs petites baies romanes se discernent dans les élévations de la nef. L’une d’entre-elles est intacte dans le comble adossé de la sacristie, les autres forment des pénétrations de lumières dans le berceau de la nef. Le chœur gothique est reconstruit au XVIe siècle comme l’atteste un chronogramme daté du 3 septembre 1549 sur la face intérieure Nord. Il est vouté sur croisées d’ogives en pierre de taille avec une lierne centrale. Les culots des retombées sont ornés d’une sculpture de qualité. 

Le chœur de cet édifice est un élément protégé, inscription par arrêté du 12 janvier 1931. 

Notre impression

L’Eglise Saint Vrain de Boismorand est superbe. C’est un monument classé, qui a une très belle histoire. 

Entièrement refait, l’édifice s’intègre parfaitement dans ce petit village, en étant presque accolé aux maisons.

Eglise Saint-Vrain : 22 Rue de l’Étang, 45290 Boismorand

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