Visite virtuelle église Sainte Jeanne d'Arc de Gien

Visite virtuelle de l'église par ici 

Pour aller plus loin :

L’église Sainte Jeanne d’Arc est le dernier des édifices construits sur le même emplacement depuis la fin du moyen âge. Elle est réalisée en pierre de taille, brique et ardoise. Alliant tradition et modernité, l’église de Gien est tout à fait caractéristique de la première reconstruction, basée sur la volonté de reconstruire, si ce n’est à l’identique, dans le plus grand respect de la tradition architecturale régionale. Ainsi elle emprunte autant au régionalisme qu’à la modernité, mêlant habilement brique et béton armé, ou maçonnerie traditionnelle et système constructif moderne.

Elle surplombe la ville de Gien. Seul le clocher a résisté aux bombardements de Juin 1940. L'église a été reconstruite dans les années 50, en brique rouge, pour s'harmoniser avec le château voisin. Les vitraux représentent Jeanne D'Arc et le chemin de croix est en Faience de Gien. Elle dispose également un orgue magnifique. 

L’attribution du label Patrimoine du XXe siècle s’applique à tout immeuble ou territoire représentatif des créations architecturales ou urbaines du XXe siècle.

Les labellisés

58 édifices ont été officiellement labellisés par la Commission régionale du patrimoine et des sites de la région en juin 2016. La région centre Val de Loire est reconnue comme une région de bâtisseurs dès le moyen âge, depuis le patrimoine n’a cessé de se développer.

12 monuments ont obtenu le label dans le Loiret, ils sont ainsi identifiés comme des édifices témoins matériel de l’évolution architecturale, technique, économique, sociale, politique et culturelle de notre société

L’église de Gien

L’église Sainte Jeanne d’Arc est le dernier des édifices construits sur le même emplacement depuis la fin du moyen âge. La collégiale royale Saint-Etienne, édifiée en gothique flamboyant par Anne de Beaujeu, fut inaugurée en 1514. La tour du clocher actuelle est sans doute un peu antérieure. L'église fut endommagée à la Révolution et désaffectée en 1828. En 1832, l'église Saint-Pierre, construite par l'architecte François Pagot, fut ouverte aux fidèles. Elle a été bombardée le 15 juin 1940 et les parties hautes se sont effondrées dans la nuit du 21 au 22 juin, suite à un incendie.

Le chantier de la restauration du clocher et celui de reconstruction de l’église ont été traités indépendamment l’un de l’autre mais sous la responsabilité des mêmes architectes. La nouvelle église à parements de brique, entièrement conçue par les architectes Paul et Jean Gélis, dès 1948, est consacrée à Sainte-Jeanne d'Arc, elle a été inaugurée le 28 mars 1954.

Les chapiteaux de terre cuite sont l'oeuvre de Henri Navarre pour la nef et le choeur, de Georges Muguet pour les bas-côtés. Les vitraux sont l'oeuvre de Max Ingrand (nef), François Bertrand (façade occidentale et chevet) et M. Herzelle (baptistère). Le décor en dalles de verre a été conçu par Max Ingrand également. Les jeux d'orgues, dessinés par Paul Gélis, ont été réalisés par le facteur strasbourgeois Roethinger. Les cinq cloches ont été fondues par l'établissement Bollée. Le chemin de croix a été choisi parmi les modèles de la faïencerie de Gien, il est l’œuvre de Jean Bertholle.

L’architecte avait pris soin de préciser que l’entrepreneur Delau fournirait la même terre au sculpteur que celle utilisée pour la fabrication des briques et que les blocs de parements subiraient la même cuisson pour s’harmoniser parfaitement à l’ensemble.

L’intérêt de cet édifice réside dans l’intégration d’éléments qui relèvent de la modernité et de la tradition. L’église est réalisée en pierre de taille, brique et ardoise. La brique est omniprésente et toutes ses qualités plastiques sont mises à profit. A l’intérieur, les grands arcs en plein cintre, la voute en berceau encadrée par des arcs doubleaux, les chapiteaux historiés en terre cuite, réalisés par les sculpteurs Henri Navarre et Georges Muguet, paraissent inspirés de l’art roman. L’ossature de l’édifice est construite entièrement en béton armé selon les techniques constructives modernes. Les tribunes reposent sur une structure éprouvée poteau-poutre en béton armé tout à fait caractéristique du XXe siècle.

Alliant tradition et modernité, l’église de Gien est tout à fait caractéristique de la première reconstruction, basée sur la volonté de reconstruire, si ce n’est à l’identique, dans le plus grand respect de la tradition architecturale régionale. Ainsi elle emprunte autant au régionalisme qu’à la modernité, mêlant habilement brique et béton armé, ou maçonnerie traditionnelle et système constructif moderne.

Un dossier de protection établi par Caroline des Buttes en novembre 2000, base Mérimée et dossier DRAC de la cérémonie de remise des plaques DRAC juin 2016.