Pour le sixième volet de sa chronique mensuelle « Choses et d’autres », Maître Renard nous conte l’âge d’or de l’Art de la Table, si cher à la Faïencerie de Gien : 

 » Le XIXe siècle donne ses lettres de noblesse à la cuisine française. Dans les grandes cuisines, les potagers construits en maçonnerie et alimentés au bois ou au charbon de bois sont remplacés par les fourneaux et les cuisinières en fonte de fer alimentés au charbon de terre. 

Le service « à la française » est de règle. Les plats sont présentés selon un ordre immuable. Chauds, ils sont tour à tour découpés et dressés en cuisine, puis portés à la salle à manger. Seuls les desserts restent exposés en salle. Les tables sont ornées en leur milieu de surtouts remplis de fleurs, de fruits, de friandises sucrées. 

Sous Napoléon III, les services de table en faïence aux innombrables pièces de forme, les nombreux verres en cristal et et les multiples couverts en métal argenté, nouvelle technique d’orfèvrerie consistant à déposer une fine couche d’argent par galvanoplastie sur du métal, obéissent à une stricte ordonnance imposant une enviable harmonie.

Commissaire-priseur à la retraite, expert judiciaire honoraire près la Cour d’Appel d’Orléans, Maître Jean-Claude Renard a exercé sa charge pendant 45 ans, à Gien puis à Drouot. Il a également publié de nombreux livres d’art sur les faïences de Gien, les arts de la table, les cuivres de cuisine, l’art de la fonte de fer et le mobilier. Ses conférences sont données dans toute la France. Maître Renard a rejoint la section « Patrimoine » de l’Office de Tourisme de Gien, et a répondu à notre proposition d’animer une chronique mensuelle sur les objets de collection, chronique qu’il a baptisé « Choses et d’Autres ». 
Photographies réalisées par François Zabaleta.

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