En 1821, l’Anglais Thomas Hulm, dit Hall, copropriétaire des Faïenceries de Montereau, de Pont-aux-Choux et de Noirlac, s’installe à Gien.

Cette cité, construite sur les bords de Loire, offre de nombreux atouts pour les commerçants, avec ses foires réputées, dont la foire des Cours (établie depuis le VIe siècle par Gontran, roi de Bourgogne et d’Orléans) et pour les faïenciers, un moyen efficace de livraison qu’est le colportage.

La Loire est un fleuve navigable. La Faïencerie peut sans cesse faire pratiquer la flottaison des arbres abattus dans les forêts et bois aux alentours, ainsi que la Nièvre, l’Allier. La manufacture bientôt créée pourra aussi, par bateau faire livrer les terres des carrières et cailloux siliceux, partie intégrante de la fabrication de la pâte.

Le pont de Gien offre une liaison avantageuse, pratique pour le commerce entre le Berry et le sud de la France.


Le 15 septembre 1821, Hall demande par lettre, l’autorisation au sous-préfet de Gien (la ville était à cette époque une sous-préfecture), de créer une manufacture de « fayence, façon anglaise ». Le 14 novembre, l’autorisation est donnée.

Le 9 février 1822, Hall achète l’enclos de 9 aprents (4,50 hectares), clos de murs, de l’ancien couvent des pères Minimes, construit dans les années 1489-1490 sur l’ordre d’Anne de Beaujeu qui souhaitait ainsi remercier François de Paule, fondateur de cet ordre mendiant, en lui offrant les grands jardins d’une léproserie afin de construire un couvent. Immédiatement Hall s’associe à son beau-frère Hippolyte Guyon.


Célébration d’une tradition retrouvée. 

La Faïencerie de Gien a réédité, fin XXe siècle, le célèbre motif « grains de riz », sur fond ivoire, créé par la Manufacture Royale des Terres de France, fondée en 1743 rue de Charenton à Paris. 
En 1749 la Manufacture achète le terrain de la Chasse Dauphine, sur la Contrescarpe, face la rue du Pont-aux-Choux. 
Elle adopte le nom de « Manufacture de Pont-aux-Choux » lors de son transfert dans les bâtiments construits sur ce terrain. 
Elle cesse son activité en 1788. 
(Hall acquiert cette Faïencerie en 1819. Il peut ainsi réutiliser librement le motif « grains de riz » à la Faïencerie de Gien qu’il achète en 1821).
Célébration d’une tradition retrouvée. 

La Faïencerie de Gien a réédité, fin XXe siècle, le célèbre motif « grains de riz », sur fond ivoire, créé par la Manufacture Royale des Terres de France, fondée en 1743 rue de Charenton à Paris. 
En 1749 la Manufacture achète le terrain de la Chasse Dauphine, sur la Contrescarpe, face la rue du Pont-aux-Choux. 
Elle adopte le nom de « Manufacture de Pont-aux-Choux » lors de son transfert dans les bâtiments construits sur ce terrain. 
Elle cesse son activité en 1788. 
(Hall acquiert cette Faïencerie en 1819. Il peut ainsi réutiliser librement le motif « grains de riz » à la Faïencerie de Gien qu’il achète en 1821).

Commissaire-priseur à la retraite, expert judiciaire honoraire près la Cour d’Appel d’Orléans, Maître Jean-Claude Renard a exercé sa charge pendant 45 ans, à Gien puis à Drouot. Il a également publié de nombreux livres d’art sur les faïences de Gien, les arts de la table, les cuivres de cuisine, l’art de la fonte de fer et le mobilier. Ses conférences sont données dans toute la France. Maître Renard a rejoint la section « Patrimoine » de l’Office de Tourisme de Gien, et a répondu à notre proposition d’animer une chronique mensuelle sur les objets de collection, chronique qu’il a baptisé « Choses et d’Autres ». 
Photographies réalisées par François Zabaleta.

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